Adolphe Garnier

Résumé

Adolphe Garnier Revue des Deux Mondes

Il y a une faction née de la révolution, de ses mauvaises doctrines et de ses mauvaises actions, qui cherche vaguement peut-être, mais qui cherche toujours l’usurpation, parce qu’elle en a le goût encore plus que le besoin. Il y a une faction née du privilège, que l’égalité indigne, et qui a besoin de la détruire... Je reconnais l’une à la haine de toute autorité légitime, politique, morale, religieuse; l’autre, à son mépris instinctif pour tous les droits, publics et privés, et à la cupidité arrogante qui lui fait tout convoiter dans le gouvernement et dans la société.
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Adolphe Garnier Revue des Deux Mondes

Une révolution sans exemple, dit-il dans son discours du 27 janvier 1817, s’est opérée au milieu de nous. Elle n’était pas dirigée contre le trône, quoiqu’elle l’ait renversé; elle l’était contre la constitution intérieure de la société. Ce sont les classes diverses qui ont combattu entre elles, bien plus que la nation et son gouvernement. Cette révolution a déplacé tout ce qu’elle n’a pas brisé : les propriétés, les rangs, l’autorité, la gloire même.
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Non-seulement la philosophie donna à son langage le goût et l’art de ces expressions abstraites et générales qui font la force et l’élévation de ses discours, mais elle lui fournit aussi les doctrines qu’il défendit avec tant de constance et d’énergie, c’est-à-dire l’abolition de tout privilège, soit de naissance, soit de fortune, la propagation de la science et des lumières, la sécularisation de l’état, et l’unité de la France fondée, non sur un culte particulier, mais sur la morale et la religion communes à tous les cultes.
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