Résumé

La chambre de 1830 répudiée par tout le monde… (1831)

Ce n'est que fort de sa popularité qu'il a consenti à accepter les rênes du gouvernement, à prendre le timon des affaires, et à remplacer M. Guizot, qui y avait perdu la sienne. Et cependant, c'est la popularité, autrement dire l'investiture de la souveraineté du peuple, dont la Chambre de 1830 a fait son seul appui, sa seule condition d'existence et l'âme de son pouvoir!
Mais il n'y a pas que M. Laffitie qui envisage la popularité comme un vain hochet d'enfant, un pur prétexte à l'anéantissement du pouvoir.
Source : Gallica

La chambre de 1830 répudiée par tout le monde… (1831)

Oui, si par peuple, comme le dit M. Dupin, vous entendez la nation entière; mais le plebs, mais le peuple ouvrier, non, mille fois non. Le pouvoir qu'il délègue est celui du nombre; c'est la force physique, c'est le poids de la masse inerte, c'est la société brute qu'il confie à l'Etat pour la civiliser, c'est la matière première qu'il lui laisse à mettre en oeuvre ; c'est un pouvoir fondamental sans doute, mais qui seul, abandonné à lui-même, n'est rien ; c'est la stérilité du désert ; c'est tout ce qui n'est rien sans le secours de l'art
Source : Gallica

La chambre de 1830 répudiée par tout le monde… (1831)

Il faut que le pouvoir se prononce entre la majorité ou la minorité de la Chambre, dit M. Perrier.
L'ordre et la liberté se réunissant sous la monarchie constitutionnelle, dit M. Guizot, c'est la véritable promesse de la révolution de juillet.
Comme si une révolution quelconque faisait des promesses! Où la métaphore vient-elle se nicher! C'est là le véritable programme de l'Hôtel-de-Ville; et toujours cet éternel programme de l'Hôtel-de-Ville, que personne ne comprend, que personne ne veut comprendre, quand il serait compréhensible !
Source : Gallica

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