Résumé

Jules Pouilh Épître familière à MM. du Pouvoir responsable… (1834)

Par malheur M. Persil est constamment le contraire de ce que fut un jour M. Guizot; et M. Persil n'est pas le moins influent des deux. Il ne peut souffrir, lui, qu'un journal ne lui soit point favorable, il semble ne pas croire un pouvoir possible, du jour où ce pouvoir est contredit; mais comment avoir pour soi tous les journaux? Deux ou trois coûtent déjà cher, et tous ne sont peut-être pas à vendre. Que M. Persil imagine un moyen. Mettre sous les verroux tout écrivain tant soit peu gênant est fort simple : malheureusement la prison n'en convertit aucun.
Source : Gallica

Jules Pouilh Épître familière à MM. du Pouvoir responsable… (1834)

Rien n'est moins chimérique, à mon sens, que les misères d'une classe n'ayant pour ressource que le produit de ses sueurs, quand le travail vient à lui manquer , ou s'il ne suffit pas à ses besoins. Ce n'est pas d'être électeur ni éligible seulement que le petit contribuable est envieux. S'il veut conquérir des pouvoirs civiques , c'est pour ne voir arriver au pouvoir que des hommes qui n'estimeraient pas a voir tout fait en l'exhortant à patience ou en lui conseillant d'être économe de ce qu'il n'a pas....
Source : Gallica

Jules Pouilh Épître familière à MM. du Pouvoir responsable… (1834)

Ils en sortent plus attachés à leur opinion, plus persévérans, plus adroits, plus à craindre, plaidant avec la conviction et la chaleur d'une victime, entraînant parens, amis et quiconque n'a pas à redouter une destitution. Ste-Pélagie ne transforme pas plus un républicain en monarchiste, que le bagne ne fait un honnête homme d'un fripon. Tout écrivain que vous privez de sa liberté est à jamais perdu pour vous, et en perd beaucoup d'autres. Vous-même lui en fournissez les moyens, en lui donnant plus d'importance qu'il n'en aurait peut-être eu jamais. Quelle politique, vraiment!
Source : Gallica

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