J.-P. Gavand, Pétition aux Chambres sur les meilleurs moyens de mettre un terme aux complots insurrectionnels organisés depuis le mois de juillet par des révolutionnaires… (1831)
“ Un homme prudent ne recevra et n'emploiera pas plus un misérable sorti du bagne, qu'il n'admettrait dans son troupeau une bête féroce échappée à ses gardiens. Cet être dégradé est naturellement porté au crime par l'habitude de l'infamie, par l'opinion qui le repousse, par la misère et le désespoir. C'est un ennemi mortel de la société qu'elle n'a banni quelque temps de son sein que pour l'y voir rentrer plus hostile et plus implacable. Les forçats libérés sont les plus redoutables auxiliaires de l'anarchie, parce qu'ils ne tiennent à rien, et qu'aucun forfait ne les arrête. ”
