Résumé

J.-P. Gavand Pétition aux Chambres sur les meilleurs moyens de mettre un terme aux complots insurrectionnels organisés depuis le mois de juillet par des révolutionnaires… (1831)

Un homme prudent ne recevra et n'emploiera pas plus un misérable sorti du bagne, qu'il n'admettrait dans son troupeau une bête féroce échappée à ses gardiens. Cet être dégradé est naturellement porté au crime par l'habitude de l'infamie, par l'opinion qui le repousse, par la misère et le désespoir. C'est un ennemi mortel de la société qu'elle n'a banni quelque temps de son sein que pour l'y voir rentrer plus hostile et plus implacable.
Les forçats libérés sont les plus redoutables auxiliaires de l'anarchie, parce qu'ils ne tiennent à rien, et qu'aucun forfait ne les arrête.
Source : Gallica

J.-P. Gavand Pétition aux Chambres sur les meilleurs moyens de mettre un terme aux complots insurrectionnels organisés depuis le mois de juillet par des révolutionnaires… (1831)

Ne jugeons pas trop sévèrement, Messieurs, les mesures que vient de prendre le Roi de Sardaigne contre ces jeunes étourdis ; il ne veut pas que son peuple et tous les gens sages et paisibles soient victimes de quelques brouillons criant sans cesse à la tyrannie, et prêts à devenir eux-mêmes les plus implacables des tyrans , dévorés qu'ils sont par la haine et l'envie d'emporter d'assaut des positions sociales élevées , au lieu d'y arriver par des moyens légitimes.
Source : Gallica

J.-P. Gavand Pétition aux Chambres sur les meilleurs moyens de mettre un terme aux complots insurrectionnels organisés depuis le mois de juillet par des révolutionnaires… (1831)

Jusqu'à ce qu'ils aient atteint ce but, pour eux le mot de liberté est toujours synonyme d'anarchie ; dès que l'ordre et les lois ont repris la place du désordre et de la licence , ils crient à la tyrannie , au despotisme rétrograde; il n'y a que les noms de changés; leurs idoles d'hier ne sont plus aujourd'hui que des Gérantes ; ils veulent une république, une èmancipation intellectuelle, semblable à la réforme orthographique de M. MARLE : il faut mettre à la retraite le bon sens et le génie qui n'en est que le perfectionnement, pour y substituer la fougue de leurs passions déchaînées.
Source : Gallica

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