Monarchie de Juillet 1830

Définition et enjeux

Considérations sur les gouvernements monarchiques-constitutionnels et républicains… (1848)

La monarchie de juillet eut une pairie simplement viagère; au roi encore appartenait la nomination des pairs. A quelques savants, et à quelques nobles exceptions près, cette chambre ne se recruta-t-elle pas de tous les complaisans du pouvoir, de tous les parents ou alliés des ministres? Ne devint-elle pas le refuge de tous les députés ministériels que repoussaient les électeurs? Eh bien, tous ces hommes dévoués à la dynastie de 1830, où se trouvaient-ils les 22, 23 et 24 février ? — Sans doute, ralliés autour du trône de juillet, ils l'appuyaient de leurs conseils et de leur autorité ?
Source : Gallica

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

Se croire éternel, être à peine durable, c’est le destin de tous les régimes qui se sont succédé en France depuis un siècle. C’est l’histoire de ce régime de 1830, qui, après avoir passé ses premières années en luttes laborieuses et fructueuses, après avoir réussi à triompher de tout, des difficultés intérieures, des méfiances extérieures, touche, lui aussi, à ce point culminant où la victoire définitive, — en apparence définitive, — n’est parfois que le commencement du déclin. Ce n’est pas assurément que, dès 1837 et 1838, la monarchie de juillet en soit déjà à se sentir menacée
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Maxime de Choiseul-Daillecourt 1688-1830, ou Parallèle historique des révolutions d'Angleterre et de France… (1851)

Les fondateurs de la monarchie de Juillet tombèrent dans une lourde faute lorsqu'ils s'imaginèrent apporter une grande amélioration dans nos institutions politiques, en rabaissant la royauté, en s'attachant à l'humilier et à lui ôter l'antique caractère de noblesse et de dignité qui l'avait, de tout temps, décorée, et contribué aussi à la gloire de la France. Rien de grand, de noble, d'élevé, qui soit de nature à parler à l'imagination, à l'esprit ou au coeur, ne se rencontre dans aucune des circonstances qui accompagnèrent la fondation de l'édifice constitutionnel de 4850.
Source : Gallica

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