Résumé

Eug. Bercier Club de la Porte-Saint-Martin. 24 octobre 1870… (1870)

Elle crie à la France : « Lève-toi, jeune république française ! lève-toi de ton berceau plein de sang et de larmes! lève-toi pour grandir, non plus par la terreur, mais par la justice et le respect de l'humanité ! Et alors, debout comme deux soeurs immortelles, toi sur l'ancien monde et moi sur le nouveau, nous verrons passer devant nous et s'abîmer dans le mépris de l'histoire tous les despotismes d'un jour, tous les régimes qui n'ont d'autre base que la force des baïonnettes et le droit divin des rois. »
Source : Gallica

Eug. Bercier Club de la Porte-Saint-Martin. 24 octobre 1870… (1870)

Une insurrection formidable l'avait presque anéantie. Ah ! si jamais homme, si jamais chef d'État eût été justifié d'invoquer des raisons de salut public pour suspendre les lois, pour faire appel à la terreur, c'était bien Abraham Lincoln, car, en arrivant au pouvoir, il rencontrait la trahison partout. Le président auquel il succédait avait livré aux esclavagistes du Sud les arsenaux de la république, les cadres de l'armée, ses flottes, et presque toutes ses ressources. La majorité des agents du pouvoir exécutif étaient suspects. L'anarchie, la discorde régnaient partout.
Source : Gallica

Eug. Bercier Club de la Porte-Saint-Martin. 24 octobre 1870… (1870)

Quel doit être le rôle de la commune dans la France républicaine? Je n'hésite pas à répondre qu'il doit être immense ; et, en modifiant sa forme trop absolue, j'appliquerai volontiers à la commune le mot de Sieyès au sujet du tiers état : « Que doit être la commune? Presque tout. — Qu'a-t-elle été jusqu'ici? Presque rien. — Que veut-elle être? Quelque chose. » La commune, mais c'est la molécule constitutive du corps de la nation ; c'est la première agrégation naturelle, la seule qui n'ait absolument rien d'artificiel ; c'est la base même de la société.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature