Résumé

Eugène Maldant Patrie, ou Badinguet à la ville et à la campagne (1870)

« Voulez-vous être gouvernés par une République ou par une Monarchie? »
Beaucoup de personnes répondraient volontiers : « les villes veulent la République; les campagnes sont anti-républicaines ». Réponse grave qui pourrait ruiner, à un moment donné, bien des espérances généreuses et légitimes !
Mais cette divergence d'opinions existe-t-elle réellement entre les villes et les campagnes ? Un tel désaccord pourrait-il subsister entre tous les enfants de la môme patrie, quand l'ennemi commun souille et dévaste le sol national?
Source : Gallica

Eugène Maldant Patrie, ou Badinguet à la ville et à la campagne (1870)

Laissons donc les opinions se produire librement, et laissons à leurs contradicteurs une égale liberté.
Alors, bien loin d'être dangereuses, les Réunions publiques deviendront les soupapes de sureté de l'opinion ; elles habitueront les citoyens à la connaissance et à la pratique si nécessaires de leurs intérêts généraux et de la vie publique.
Inaugurez les Réunions publiques dans les campagnes, et favorisez-les partout : Alors, quels que soient les ambitieux qui vous gouvernent, vous n'aurez plus rien à craindre pour vos institutions.
Source : Gallica

Eugène Maldant Patrie, ou Badinguet à la ville et à la campagne (1870)

Avec la monarchie, lorsque le gouvernement conduit le pays aux aventures ou dans une voie funeste, lorsqu'enfin il a perdu la confiance générale, il n'existe pas de moyen légal de le changer. Il ne peut tomber que par un cataclisme épouvantable, ou par une Révolution.
C'est en présence de ces termes simples et seuls vrais, sans confusion ni ambiguité possibles, que doivent se placer tous les électeurs d'un pays libre qui ont à discuter et à règler leurs institutions ou à déterminer l'espèce et la forme de leur gouvernement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature