Charles-Théophile Féret,
L’Arc d’Ulysse
“ Tes yeux clairs que l’helminthe a rongés, et tes rides, Ta bouche, et tout ce qui n’est plus au triste enclos Sous des ais défoncés qu’un peu de cendre et d’os, Mémoire en tous les cœurs, hors le mien, disparue, Nom qu’on ne connaît plus dans ta petite rue... Mais je sais que, légère et subtile, tu vis Dans l’éther, que ton corps fluidique, ravi Aux servitudes de la terre, à ses souillures, Contemple le divin dans la lumière pure, Qu’ayant souffert, les morts ont pitié des vivants, Que tu me guides vers le juste, et me défends. ”
