Georges Seligmann

Résumé

Georges Seligmann Les trois hommes en Allemagne… (1922)

En Allemagne, au contraire, on adore l'agent de police comme s'il était un petit dieu et on l'aime comme un ange gardien. Il est pour l'enfant allemand un mélange de Père Noël et de Croquemitaine. Le grand désir de tout enfant allemand est de plaire à la police. Le sourire d'un sergent de ville le rend orgueilleux. On ne peut plus vivre avec un enfant allemand à qui un sergent de ville a tapoté amicalement la joue : sa suffisance le rend insupportable.
Le citoyen allemand est un soldat dont l'agent de police est l'officier.
Source : Gallica

Georges Seligmann Les trois hommes en Allemagne… (1922)

Moi, personnellement, je préfère monter ma machine ; et voilà pourquoi j'évite tout ce qui pourrait m'inciter à la réparer moi-même. S'il lui arrive quoi que ce soit, je la pousse jusque chez le réparateur le plus proche. Si je me trouve trop loin d'une ville ou d'un village, je m'assieds sur le bord de la route et j'attends le passage d'une voiture. Le plus grand danger, selon moi, est le réparateur ambulant. La vue d'une bicyclette en panne est pour lui ce qu'un cadavre abandonné est pour un corbeau : il fonce dessus avec un cri sauvage et triomphant.
Source : Gallica

Georges Seligmann Les trois hommes en Allemagne… (1922)

Il n'y a pas sur terre de peuple dont le coeur soit aussi tendre. Les Allemands ne maltraitent pas les enfants ni les animaux. Ils n'utilisent le fouet que comme instrument de musique ; on entend son claquement du matin au soir. A Dresde je vis la foule lyncher presque un cocher italien qui s'était servi du fouet contre sa bête. L'Allemagne est le seul pays d'Europe où le voyageur puisse s'installer confortablement dans un fiacre avec la certitude que son laborieux et patient ami d'entre les brancards ne sera ni surmené ni maltraité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature