René Servatius

Résumé

René Servatius,  La campagne du Cayor en 1883 (1934)

“ Je suis en train d'organiser mon peloton de spahis pour demain, ils vont aller en trois jours à Gandiole, avec les chameaux et le goum. Le goum fait ses prières et les guerriers se couvrent de leurs gris-gris, il y en a un, un chef sans doute, qui en a certainement deux cent cinquante sur lui, une véritable armure d'amulettes. — Quel type ! Il est laid comme un singe sur son petit cheval du pays, avec son grand fusil à pierre et son sabre ornementé de toutes les lanières possibles. — Leur talent de cavaliers est aussi brillant. ”
Source : Gallica

René Servatius,  La campagne du Cayor en 1883 (1934)

“ T'ai-je conté que Boissou a tué deux noirs le jour de notre petite escarmouche ? Il est enchanté, mais il m'avoue qu'il a eu une rude peur pendant une seconde. Il s'avançait tranquillement en fouillant du regard les cases du village, quand le fourrier qui était derrière lui, lui crie : « Gare Boissou, à ce fusil ! » — Il tourne la tête, et aperçoit un canon de fusil long d'un mètre cinquante dirigé sur lui, il se colle sur l'encoulure de son cheval et le coup passe au-dessus de lui. Il envoie aussitôt son coup de fusil dans la case, et lui n'a pas manqué le nègre. ”
Source : Gallica

René Servatius,  La campagne du Cayor en 1883 (1934)

“ Puis, le traité signé, le nouveau roi est remonté sur sa bique et est venu entre les deux troupes où le colonel, le sabre à la main, a annoncé à tous le rétablissement du Damel Semba Gaya (Henri V noir) et le renversement de Lat-Dior et Samba-Laobé (les d'Orléans noirs) . — Puis, défilé des troupes devant les deux autorités, l'armée noire a passé après nous et c'est là que le spectacle était vraiment curieux. Tu sais — ou tu ne sais pas, — que dans les défilés, les officiers supérieurs saluent du sabre la personne devant laquelle on passe ; c'est un droit que j'ai comme chef de corps. ”
Source : Gallica

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