Augustin Cabanès, Grands névropathes
“ Dostoïevsky disait à celui-là même dont on vient de lire le récit, que ses crises étaient précédées d’une extase enthousiaste ; il ressentait une sensation comme d’euphorie, d’optimisme, « une impulsion à se sacrifier ». Pendant ces instants, il éprouvait « une sensation de bonheur qui n’existe pas dans l’état ordinaire et dont on ne peut se faire aucune idée ». Je sens, disait-il, « une harmonie complète en moi et dans le monde entier et cette sensation est si douce et si forte que pour quelques secondes de cette félicité, on peut donner dix années de sa vie, même sa vie entière ». ”
