Louis de La Vallée-Poussin

Résumé

Louis de La Vallée-Poussin Contes bouddhiques

C’est pourquoi le Bienheureux lui-même a dit : Ô bikkhus ! je ne connais aucun son qui s’empare de l’âme d’un homme comme ceci : savoir, la voix d’une femme.
Le novice, pris d’amour pour la femme, lâcha le bout du bâton et dit : « Restez là, ô vénérable, j’ai affaire » et il alla auprès d’elle qui le voyant resta silencieuse, et avec cette femme Pâlita perdit sa vertu. — Le thera de son côté pensait : « C’est le son d’un chant qui se fait entendre, certainement c’est une voix de femme ; évidemment le novice aura perdu sa vertu. »
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Louis de La Vallée-Poussin Contes bouddhiques

Ne devons-nous pas être sans nous laisser distraire ? c’est le Buddha qui nous a instruits ; on ne se concilie pas les Buddhas par la fourberie, mais par des dispositions vertueuses. Il y a quatre mauvaises destinées pour le distrait qui sont comme sa demeure ; donc ne soyez pas distraits. Longue vie à vous ! — Et vous, ô vénérable ! — Moi, je passerai mon temps en trois postures et je ne me souviendrai plus du monde, longue vie à vous !
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Louis de La Vallée-Poussin Contes bouddhiques

« Allons ! mon ami Pâlita, qu’est-ce que tu vas considérer, tes yeux ou la loi du Buddha ? Que t’importe ! le temps à passer sans yeux dans le cercle des transmigrations, sur la route du salut, ne compte pas. Voilà déjà que des Buddhas ont passé par centaines et par milliers et tu n’en as pas fréquenté un seul. Maintenant tu as résolu de passer la saison des pluies, trois mois, sans te coucher ; par conséquent, que tes yeux périssent ou se fondent, pense à la loi du Buddha et non à tes yeux », et il s’adressait ces stances :
Mes yeux se perdent, mes yeux à moi !
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