Le Vicomte de Guerne

Résumé

Le Vicomte de Guerne Hymne à la Beauté

Salut ! Sur l’univers, dans la fange abattu,
Surgis, surgis encore, ô suprême Vertu,
Immuable et toujours nouvelle,
Soleil jamais lassé de croître et d’éblouir,
Qui, de ton calme azur, vois pâlir et s’enfuir
La comète qui s’échevèle !
À toi le dernier chant et les derniers parfums,
Et les derniers regrets, voués aux Dieux défunts,
Et les larmes des nobles races
Embrassant ton autel de leurs bras épuisés !
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Le Vicomte de Guerne Hymne à la Beauté

Le mont offre au ciseau pour en créer des Dieux
La chair divine de ses marbres.
Par toi, mystérieuse en ta gloire, ô Beauté !
O Sublime ! par toi sous le ciel enchanté
D’Hellas, à jamais maternelle,
Le peuple triomphal de nos Dieux préféra
A l’Olympe neigeux les temples que sacra
Le sceau de la Forme éternelle.
Par toi, le monde antique a sur de vrais autels,
Dans leur sérénité, dressé les Immortels ;
Par toi, survivant aux désastres,
Le grand Zeus, appuyé sur le sceptre d’airain,
Se lève et foule encor de son pas souverain
L’empire étincelant des astres.
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