Langue toscane

Définition et enjeux

J. Ferrari,  Revue des Deux Mondes

“ Chacun des trois partis qui se disputent la gloire de donner une langue à l’Italie mérite un reproche particulier. Ainsi, la langue toscane est d’un usage circonscrit, la langue italienne manque absolument de popularité ; c’est une langue qu’on ne parle pas. La langue moderne ne relève ni des livres ni des localités, elle n’a pas de traditions nationales et ne peut pas se défendre des gallicismes. ”
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Portrait de Vittorio Alfieri Vittorio Alfieri,  Mémoires de Victor Alfieri, d’Asti

“ Depuis deux années que j’étais en Toscane, j’avais recommencé peu à peu à racheter des livres. Je me procurai de nouveau presque tous les chefs-d’œuvre de la langue toscane que j’avais déjà possédés, et j’augmentai encore beaucoup ma collection de classiques latins ; j’y joignis même, je ne sais plus pourquoi, tous les classiques grecs des meilleures éditions gréco-latines, tant pour les avoir que pour en connaître au moins les noms, si je n’allais plus avant. ”
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Fernand Caussy,  Revue des Deux Mondes

“ Mais au commencement du XIVe siècle, quand la langue italienne commença à se polir et le génie des hommes à se développer dans leur langue maternelle, ce furent les Florentins qui défrichèrent les premiers ce champ couvert de ronces. Le climat de Toscane semble être un des plus favorables aux arts et à l’esprit humain. Les Toscans avaient autrefois servi de maîtres aux Romains, et dans la religion et dans plus d’un art, quoique grossier. Ils leur en servirent encore aux XIVe et XVe siècles. Tout ce qu’on connaissait d’éloquence en Italie n’était presque renfermé que dans la Toscane. ”
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