Fernand Caussy

Résumé

Fernand Caussy Revue des Deux Mondes

Le théâtre, quand l’honnêteté y règne et que l’art approche de sa perfection, devient la partie de la littérature la plus brillante. Il est l’école de la jeunesse, il entretient le goût de l’âge mûr, il attire les étrangers dans un État. Ce qui contribue le plus encore à sa gloire, c’est qu’il rassemble les mérites divers de presque tous les autres genres de poésie. Le théâtre français ne méritait avant Corneille aucun de ces éloges, le seul homme de quelque génie qui travaillât alors était Rotrou, mais il n’avait pas un génie assez fort pour n’être pas disciple de son siècle.
Source : Wikisource

Fernand Caussy Revue des Deux Mondes

Il y a dans la littérature deux sortes de barbarie, l’une qui n’exclut pas le génie, et qui suppose seulement le défaut de goût et de choix ; l’autre est celle qui exclut tout jusqu’au génie. La barbarie de la première espèce régnait sur le théâtre anglais et espagnol, celle de la seconde était le partage des Français.
Ce fut un bonheur pour eux que cette disette totale. Il vaut mieux, dans les arts, n’avoir rien que d’avoir quelques beautés dans une foule de défauts capitaux ; ces défauts à la faveur des beautés séduisent une nation.
Source : Wikisource

Fernand Caussy Revue des Deux Mondes

L’imperfection humaine met toujours son sceau sur les plus grands génies. L’auteur de tant de vérités mathématiques paya tribut à l’horreur du vide. Ce n’est pas qu’il entendit par ce mot, avec les autres écoles, je ne sais quelle aversion de la nature pour le vide. Ce n’est pas non plus ainsi que l’entendait Aristote qui, avec toutes ses erreurs, était un très grand homme, et qui, en disant une infinité de choses fausses, était incapable d’en dire d’absurdes. Aristote avait cru que le vide était impossible par une raison ingénieuse.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature