J. Novicow, Revue des Deux Mondes
“ Mais, entre ce phénomène et une langue auxiliaire internationale, il y a un abîme. Une langue ne doit pas être seulement écrite, elle doit être parlée. Le toscan est parlé par les Vénitiens, les Piémontais et les Napolitains. Jamais, au grand jamais, on ne pourra arriver à l’éloquence, à la brillante conversation des salons et au marivaudage fin et spirituel dans une langue artificielle : or, ce sont précisément ces fruits exquis, l’éloquence et la conversation, qui ont le plus de prise sur les hommes. Ce sont eux qui poussent le plus à l’adoption d’une langue auxiliaire. ”
