Hector Malot

Hector Malot

Résumé

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les besoigneux. Tome 2 (1883)

Pense un peu à moi aussi. Imagine ce que serait ma vie auprès de ce misérable ivrogne, juge-la d'après ce qu'a été celle de madame André. Et madame André n'a pas été femme seulement ; elle a été mère aussi. Est-il au monde un supplice plus effroyable que le sien ?
Et je serais cette femme, et je serais cette mère? Non, tu ne peux pas vouloir cela.
— Est-ce que je veux quelque chose! s'écria madame La Guillaumie, que cet appel remua jusqu'au fond de ses entrailles de mère. Je vois ton père dans le danger ; je voudrais le sauver.
Source : Gallica

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les besoigneux. Tome 2 (1883)

Il se tut et sans se rasseoir, il se mit à marcher par la chambre, tandis que madame La Guillaumie tenait ses yeux suppliants fixés sur sa fille, qui évitait de la regarder.
— C'est avec stupéfaction que j'ai entendu ce que tu viens de me dire, répondit enfin Marianne. Sans doute, tu sais la vie et le monde dont tu parles, tandis que moi je les ignore. Mais ce qui se passe dans la vie et dans le monde n'est rien pour moi. J'aime François, et je n'admets pas que je puisse être heureuse sans lui, comme je suis certaine qu'il ne peut pas être heureux sans moi.
Source : Gallica

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les besoigneux. Tome 2 (1883)

Pour le Major, il n'y avait qu'une manière d'approuver les gens ou les choses : « C'était ça » ; comme il n'y en avait qu'une de les blâmer : « Ce n'était pas ça ». La France libre, c'était ça, et aussi le talent de Toussaint pour deviner les logogriphes, les charades, les mots carrés.
Madame La Guillaumie et Marianne n'eurent pas longtemps à attendre ; bientôt un bruit de ferraille sonna sur le pavé, c'était l'omnibus qui arrivait.
Source : Gallica

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