Hector Malot,
Sans famille/Dentu, 1887
“ Le silence m’était extrêmement douloureux : j’aurais eu besoin de parler, de m’étourdir ; mais Vitalis ne me répondait que par quelques mots brefs, lorsque je lui adressais la parole, et encore sans se retourner. Heureusement Capi était plus expansif, et souvent en marchant je sentais une langue humide et chaude se poser sur ma main ; c’était Capi qui me léchait pour me dire : — Tu sais, je suis là, moi Capi, moi ton ami. Et alors, je le caressais doucement sans m’arrêter. Il paraissait aussi heureux de mon témoignage d’affection que je l’étais moi-même du sien ; ”
