Bock (bière)

Définition et enjeux

Portrait de Victor Tissot Victor Tissot Les curiosités de l'Allemagne du Sud (1886)

Quand l'une ou l'autre de ces bières est prête à être livrée à la consommation, les journaux de Munich l'annoncent solennellement, plus d'un mois à l'avance. Un sapin à l'entrée des brasseries indique qu'on est pourvu de bockbier. Le bock est une boisson noire, sirupeuse, épaisse. Deux chopes suffisent pour enivrer un infidèle. Avec le bock on mange des hockwurzte, petites saucisses de viande de veau très épicées. Le bock ne se boit qu'au printemps, et se sert dans des vases spéciaux, au couvercle d'étain, orné d'un petit bouc qui se précipite, tête basse, contre un verre de bière.
Source : Gallica

Portrait de René Vallery-Radot René Vallery-Radot La vie de Pasteur (1900)

La brasserie de Chamalières, encombrée de petits fûts de vingt-cinq litres, ne suffisait plus à Pasteur qui voulait voir une de ces grandes brasseries anglaises d'où sortent chaque année plus de cent mille hectolitres de bière. Si les parisiens, heureux de s'installer les jours de lourde chaleur aux petites tables rondes des cafés en demandant un bock, le vrai bock qui équivaut à un quart de litre, étaient en goût de statistique sur la consommation de la bière, il leur serait facile de calculer que cent mille hectolitres représentent quarante millions de bocks.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Le Boomerang

Comme c’est loin, tout cela !
— Le bock demandé !
Le pauvre bougre saisit le bock et le vide d’un seul trait ; puis, à la grande stupéfaction du garçon :
— Cette bière n’est pas buvable ! grimace-t-il douloureusement.
Source : Wikisource

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