Edmond Rostand,
Les Romanesques
(1911)
“ PASQUINOT, le regardant, par-dessus sa gazette, à part. Il a l'air d'un vaste hanneton Qui virevolte, avec ses basques pour élytres. Il feint de lire quand Bergamin repasse devant lui. BERGAMIN, le regardant, à part. Il louche, quand il lit, ainsi que font les pitres Après leur papillon. Il remonte en sifflotant. PASQUINOT, à part, nerveux. Il siffle!... c'est un tic ! Haut. Ne sifflote donc pas toujours, comme un aspic. BERGAMIN, souriant. Nous distinguons le brin d'éteule aux yeux des autres Et nous ne sentons pas la solive en les nôtres ! Vous avez bien vos tics... ”
