Bergsonisme

Définition et enjeux

Portrait de Albert Thibaudet Albert Thibaudet,  Le Bergsonisme

“ La devise de la philosophie complète n’en demeure pas moins : conscience et science. De là les deux parties du bergsonisme, qui se rejoignent fort bien : une psychologie qui aboutit à une philosophie de la liberté, — une cosmologie écrite dans les marges de la biologie et de l’énergétique contemporaines. Si l’attention de quelques philosophes était allée d’emblée à la première, c’est seulement la seconde qui a attiré au bergsonisme, à partir des premières années du XXe siècle, sa renommée mondiale. ”
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Portrait de Albert Thibaudet Albert Thibaudet,  Le Bergsonisme

“ L’intuition capitale du bergsonisme, la réforme qu’il exige de nous, l’attitude paradoxale à laquelle il nous contraint, consistent à purifier de ce quelque chose notre schème, à penser schèmes et non choses, à penser non les objets que devant nous formule notre pensée créatrice, mais le courant créateur de cette pensée créatrice. ”
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Portrait de Albert Thibaudet Albert Thibaudet,  Le Bergsonisme

“ C’est cette logique des solides que la philosophie devra s’efforcer de saisir dans l’acte du mouvement évolutif qui la dépose, comme l’astronomie saisit les corps célestes dans l’acte de la nébuleuse dynamique dont ils sont formés. On pourrait peut-être se demander si nous appelons solide ce qui rentre dans notre logique ou logique ce qui convient au solide. Mais c’est là l’un de ces cercles que le bergsonisme, nous l’avons vu, digère comme son aliment naturel.
Solidus et solus ont la même racine. Le solide est ce qui a l’apparence de l’isolé.
”
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