Albert Thibaudet

Albert Thibaudet

Résumé

Portrait de Albert Thibaudet Albert Thibaudet,  Le Bergsonisme

“ Si notre connaissance vraie de nous-mêmes n’est possible à l’intuition philosophique qu’au prix d’une violence faite à la nature de notre être, la réalisation de nous-mêmes et de plus que nous-mêmes, en nous, n’est possible qu’au prix d’une violence faite à l’intuition philosophique et d’une rupture de son charme. En s’absorbant dans l’intuition pure, en la voulant efficace par suite d’une illusion analogue à celle qui veut une intelligence spéculant sur l’absolu, la morale demeurerait captive d’un charme. La vraie philosophie, c’est le chant des Sirènes. ”
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Portrait de Albert Thibaudet Albert Thibaudet,  Le Bergsonisme

“ Mais M. Bergson pose pareillement une conscience de droit, qui serait notre mémoire intégrale et se confondrait avec tout notre passé, peut-être avec le passé de l’univers, peut-être avec le passé de Dieu. Perception de droit, qui coïnciderait avec la vérité de la matière, mémoire de droit, qui coïnciderait avec la plénitude du passé, épuisent-elles toute la réalité ? Si elles l’épuisaient, ni la vie, ni la durée, ni l’évolution créatrice, ni Dieu n’existeraient. Vivre, durer, créer, c’est produire plus qu’il n’y a dans le passé et le présent, dans la matière et la mémoire. ”
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Portrait de Albert Thibaudet Albert Thibaudet,  Le Bergsonisme

“ La composition torrentielle et presque panique du Satyre dut être pour Hugo une joie magnifique, mais le satyre lui-même donne l’idée d’une joie supérieure, celle de l’élan vital pur, dans la magie de son acte créateur, et qui ne s’appuie sur aucune matérialité, si ce n’est, à peine, celle de la flûte de Mercure et de la lyre d’Apollon, brisées bientôt dans ses doigts terribles. Le satyre c’est le génie même de Hugo, moins les nécessités de la fabrication et de la matérialité ; c’est le génie pur, consubstantiel à l’élan pur de la vie. ”
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