Albert A. Méras

Résumé

Albert A. Méras Le Premier Livre

Oui, dit madame Milligan, l'enfant que Barberin a trouvé à Paris, avenue de Breteuil, enveloppé dans ce beau linge, que je reconnais, est bien mon fils. Remi, la France n'est pas ton pays, c'est l'Angleterre. C'est pour toujours que nous sommes réunis; c'est pour toujours que tu vivras dans le manoir de tes pères, à Milligan-Park, avec ta mère, ton frère, et, s'ils acceptent notre hospitalité, avec le bon Mattia et l'excellente mère Barberin.
Source : Gutenberg

Albert A. Méras Le Premier Livre

Vitalis l'appela, mais la bête ne donna pas signe de vie. Alors, Remi grimpa sur l'arbre pour aller le chercher. Le singe descendit aussitôt de branche en branche et sauta sur l'épaule de son maître. À la clarté du jour, Vitalis et Remi virent que la neige était ensanglantée; cette neige racontait clairement l'histoire de la mort des chiens.
Vitalis rentra dans la hutte, présenta au feu les pieds et les mains de Joli-Cœur et l'enveloppa dans une couverture bien chaude.
—Il faut gagner un village, dit Vitalis, ou Joli-Cœur va mourir ici. Nous serons heureux s'il ne meurt pas en route.
Source : Gutenberg

Albert A. Méras Le Premier Livre

Pour terminer cette scène dangereuse, Remi appelle le singe, essaye même de l'attraper, mais le singe, qui n'est pas en disposition d'obéissance, continue le jeu qui l'amuse en courant.
Alors l'agent, aveuglé par la colère, pensant qu'on excitait le singe, enjamba la corde et donna au petit Remi un soufflet qui le renversa à moitié. Lorsque le garçon rouvrit les yeux, Vitalis était placé entre lui et l'agent qu'il tenait par le poignet.
—Je vous défends de frapper cet enfant, dit-il; ce que vous avez fait est une lâcheté.
Source : Gutenberg

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