“ Pourquoi croire aveuglément qu'elle valait mieux que les autres?Terrible question que celle-là, et, à l'heure où elle se pose devant un amant, il y a déjà bien des chances pour qu'il admette que la femme qu'il a aimée et qu'il veut aimer encore pour telle ou telle raison, vaut moins que les autres,-et surtout moins qu'une autre.Fatalement elle conduisait à une seconde: pourquoi tant d'accusations contre Cara (elle était Cara maintenant) , et pas une seule contre Madeleine? ”
Citations sur “Cara”
“ Eh bien, alors, vivons comme je te le demande, et prouve-moi que tu m’aimes comme je veux être aimée, prouve-le moi tous les jours, à chaque instant, dans tout. Ah ! si j’étais ce qu’on appelle une femme honnête ou si tout simplement j’étais ta femme, je serais moins exigeante, mais je suis Cara, et tu sens bien, n’est-ce pas que c’est par la tendresse, par les soins, par les prévenances, par les égards que tu me le feras oublier, et que tu me prouveras que tu ne vois en moi qu’une femme qui t’adore et qui serait heureuse de donner sa vie pour toi. ”
Fanny Burney, Évelina (1778)
“ « Ma très-chère miss, s’écria-t-il, pouvez-vous être si cruelle ? votre caractère démentiroit-il votre physionomie ? ce coloris de roses, qui anime vos belles joues, seroit-il moins l’effet de la douceur que de la beauté » ? ”
Mathilde Alanic,
Les Roses refleurissent
“ La jeune femme, qu’il osait à peine envisager, lui était apparue plus belle, avec un charme plus extérieur et plus caractérisé, dans un épanouissement qui la rendait la figure la plus lumineuse de la réunion. ”
Elizabeth Gaskell,
Cousine Phillis
“ Qui ne l’aimerait, l’ayant vue comme je la voyais et pouvant apprécier ce caractère de jeune fille, exceptionnel comme sa beauté ? ”
Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
“ Enfin, pour se servir d’une locution de la langue parlée, en vous entretenant de votre mariage avec vous-même, vous vous dites, en regardant Caroline : Ce n’est pas ce que je croyais ! Un soir, au bal, dans le monde, chez un ami, n’importe où, vous rencontrez une sublime jeune fille, belle, spirituelle et bonne ; une âme, oh ! une âme céleste ! une beauté merveilleuse ! Voilà bien cette coupe inaltérable de figure ovale, ces traits qui doivent résister longtemps à l’action de la vie, ce front gracieux et rêveur. L’inconnue est riche, elle est instruite, elle appartient à une grande famille ”
Chéri Allais, Poésies de coeur et d'enfance, par Chéri Allais… (1879)
“ Dont la voix est douce et profonde ; Voyez-vous ces yeux bleus et ces longs cheveux noirs ? Ce sein qui nous décèle un coeur plein de tendresse, Ce corps fait par l'amour pour inspirer l'ivresse ; Eh bien ! moi je puis, tous les soirs , — 309 — Do mon regard de feu contempler cette femme ; Et mon baiser brûlant couvrir sa lèvre, moi, Je puis à sa jeune âme aussi mêler mon âme ; Nos coeurs ne font qu'un coeur et nos voix une voix : Je puis, sous ces cheveux, cacher aussi ma tête ; Sous ma main je puis voir tout ce corps frémissant ”
Isabelle de Charrière,
Lettres écrites de Lausanne
(1785)
“ Ils croissent, ils prospèrent, c’est tout ce qui reste d’heureux de cette liaison si douce. Que ne puis-je, madame, vous peindre toute sa douceur, et le charme inexprimable de cette aimable fille ! Que ne puis-je vous peindre avec quelle tendresse, quelle délicatesse, quelle adresse elle opposa si longtemps l’amour à l’amour ; maîtrisant les sens par le cœur, mettant des plaisirs plus doux à la place de plaisirs plus vifs, me faisant oublier sa personne à force de me faire admirer ses grâces, son esprit et ses talents ! ”
George Sand,
Le Marquis de Villemer
(1860)
“ Pensez donc, si vous n’êtes pas bien où vous êtes, ma chère Caroline de mon cœur, qu’il y a, dans un coin de pays que vous ne connaissez pas, des gens qui vous connaissent pour la meilleure âme du monde, et qui prient pour vous soir et matin, en demandant au bon Dieu que vous veniez les voir. ”
Th Thibaut, L'amour et les champignons : drame fantastico-héroï-burlesque en un acte et en vers (1835)
“ RAGOUTANT, toisant le page. Merci. MUSCADIN. Si vous saviez quelle haute tendresse Porte ma haute dame à votre haute altesse ! Elle rêve de vous la nuit comme le jour. Vous êtes, en effet, digne de tant d'amour; Vous avez tout pour plaire : esprit, grâce, tournure; Vous êtes généreux et brave outre mesure;Vous avez les vertus de vos propres aieux ; Même on dit que partout vous en montrez plus qu'eux. ”
Michel Masson,
Quatre époques de la vie de S.A.R. Madame…
(1833)
“ Nos vieux soldats, au comble de leurs voeux , O Caroline ! ont bien compté les heures, Pour venir tous t'admirer en ces lieux ; C'est, disent-ils, d'Henri l'auguste mère, Montrons-lui donc notre amour aujourd'hui. N'as-tu pas vu , tracés sur leur bannière , Ces noms chéris , Caroline et Henri. Tu viens charmer cette terre arrosée Pendant long-temps et de sang et de pleurs; Oui, sous tes pas , la fidèle Vendée A tressailli d'amour et de bonheur. Déjà pour nous ce n'est plus l'espérance D'un bonheur pur, c'est la réalité ”
Georges ou Dix années d'infortune (1868)
“ Tenez, reprit Caroline, ne me dites pas cela; toutes vos morales ne guérissent pas la plaie profonde qui est faite dans mon âme. Quand je vous vois si belle, et que je ne vous hais pas, c'est déjà beaucoup, croyez-le, pour l'angoisse où se trouve mon cœur. ”
“ Je crus comprendre que ma logique était froissée par un désaccord frappant entre le charme physique qu’exhalait cette jeune femme et le peu de souci qu’elle prenait de plaire à l’esprit. Elle me faisait l’effet d’une odalisque rieuse et joueuse, privée du sens de la réflexion. ”
“ Il y a plus de beauté, de grace, d’esprit et de feu, dans les coulisses que partout ailleurs, je le sais. Il n’y a pas plus de pudeur, de désintéressement, de chasteté et de fidélité, chez les grandes dames que partout ailleurs, je le sais encore. ”
Eugénie Casanova, Heures de théâtre (1904)
“ Mais je suis jaloux, moi, Et j'aime à bien cacher, quand mon coeur en dispose, Toute charmante fleur, fût-elle ou femme ou rose. MARY, songeuse. Je ne te savais pas d'un esprit si jaloux ? Parfois ton coeur blasé s'offrait à mon courroux ; Jamais d'aimables mots qu'on répète ou qu'on aime. ”
Jules Claretie,
Madeleine Bertin (2e édition)
(1869)
“ La belle criminelle que cette jeune femme de vingt-cinq ans qui aime les fleurs, les promenades, l'opéra et les chants d'église, tout ce qui est bon et tout ce qui est beau, tout ce qui fait du bien aux nerfs et comble les vides de l'âme. ”
“ Je dois dire que jamais plus belle personne ne s’était offerte à mon regard : la taille svelte et les formes gracieuses d’une nymphe, des pieds et des mains d’enfant, la figure régulière et sans défaut, une chevelure admirable, la voix harmonieuse et caressante à l’oreille, le sourire angélique, le regard franc et doux. ”
Henry Bordeaux , Revue des Deux Mondes
“ Elle se leva sous un prétexte, et sa belle taille, ses bras nus, sa grâce, cet ensemble de beauté que peu de femmes possèdent à un point de perfection aussi grand, fut remarqué, admiré, même par sa rivale ; Ô femmes, que vous êtes séduisantes et frivoles, que votre cœur est ambitieux ! Il n’y a point de femme qui ne prit un vice comme vêtement, s’il pouvait lui donner un triomphe. ”
Chéri Allais, Poésies de coeur et d'enfance, par Chéri Allais… (1879)
“ Déguisez-vous... Mais à notre âme Ne cachez pas la douce flamme De votre coeur ! Voici le temps de la folie : Avenir, passé, tout s'oublie A ses accents joyeux et doux. Pour vous mêler, à nos quadrilles, Jeunes femmes et jeunes filles Déguisez-vous. ORGUEIL DE MÈRE « Viens dans mes bras,enfant,que je t'embrasse encore ! » Ma fille, mon bonheur, tout mon orgueil à moi! » Repose sur mon sein ton front qui se colore » Aux bravos dont ta mère est plus fière que toi. » Dans le salon, déjà, pour danser on t'appelle. » N'y vas pas... tout à l'heure... On est si bien ici ! » ”
Brada,
Jeunes Madames
(1895)
“ Voyons, chère amie, la comédie, quelle comédie ? ah ! quelle différence entre elles et vous ; vous, délicieuse, adorable, fine ; elles, parlant à tort et à travers, je ne sais pas même si elles sont jolies... l’une son ténor, l’autre son torero... Ce n’est pas une femme comme vous, qui avez jamais eu des goûts semblables. ”
Rose Nicolle, Une idée de Parisienne par page (1914)
“ « Sois toujours rieuse et gaie pour demeurer jeune et agréable longtemps. Rien pour séduire ne vaut l'entrain et la gaîté. Une beauté silencieuse et triste attire peu d'amour. « Sois belle en ta parure, ta démarche, tes vêtements, tes attitudes ; que tout ce qui est en toi soit autant d'armes pour éveiller le désir. Que ta devise soit : « Plaire en tout, plaire à tous. » ”
George Garnir,
À la Boule plate
“ Vous, Rose, avec la douceur gaie de votre nature, vous m’avez indiqué l’équilibre et donné la mesure ; le sens de la vie, c’est auprès de vous, sans que vous l’eussiez voulu, que je l’ai compris, car vous êtes toute de bonté, de confiance et de franchise, et votre âme, comme votre chair, est belle, fraîche et saine... ”
Paulin Paris,
Les Romans de la Table ronde
“ « Vois-tu, » lui dit-il, « cette herbe que je tiens à la main ? Si tu pouvais la faire toucher à la plus belle femme, à celle que tu aimerais le mieux, tu la rendrais aussitôt amoureuse de toi, et tu ferais d’elle ta volonté. — Ah ! » ”
Honoré de Balzac,
Œuvres complètes de H. de Balzac…
“ Notre jeune maîtresse revient et caresse de ses mains blanches des cheveux de jeune homme ; le cœur trop plein déborde, on revoit les rives fleuries des torrents de l’amour. Tous les boissons ardents de la jeunesse flambent et redisent leurs mots divins jadis entendus et compris ! ”
Alphonse Karr,
Midi à quatorze heures
“ Si vous racontez à une femme, votre amie, les rêves de votre âme, cet amour vague, semblable à l’oiseau craintif qui, à l’heure où la première étoile scintille, voltige au-dessus des vieux tilleuls, hésitant et cherchant sur quelle branche s’abattre; si vous lui dites: «La femme que j’aimerais aurait les yeux de ce bleu changeant, tantôt gris, tantôt vert, qui donne au regard tant d’expression;» et, si en la regardant, vous trouvez dans son regard cette pénétrante expression dont vous parliez... qu’arrivera-t-il?Un ami fera tout au monde pour vous donner la femme que vous aimez. ”
Edmond Navarre, Sous la charmille, épisodes et récits dramatiques… (1886)
“ Chère madame, on me demande, Ce que j'aime et désire en vous ; Est-ce votre bouche moins grande Que vos yeux aux regards si doux ? Est-ce votre divin sourire, Qui me met sens dessus dessous? Est-ce... mais je n'ose le dire, Ce que l'on réclame à genoux?... 152 SOUS LA CHARMILLE C'est ce que donne l'amour même, En dépit d'un jaloux !... surtout C'est ce que dit l'aveu : je t'aime ! Madame, eh bien ! de vous, c'est... tout ! ! ”
Anonyme, Caroline et Saint Hilaire, ou Les putains du Palais-Royal
“ Je ne puis mieux dédier qu’à vous même Caroline, l’histoire dont vous êtes la brillante héroïne et que votre main savante a tracée avec une plume trempée dans le foutre brûlant ; le public qui ne connaît encore que vos charmes, va donc être instruit de tous vos hauts faits ! ”
Albert Glatigny,
Œuvres de Albert Glatigny
“ J’ai rêvé la douceur des joyeuses caresses Près de la femme aimée, au grand cœur, aux beaux yeux : Les femmes, secouant les trésors de leurs tresses, À mon noir abandon m’ont livré soucieux. J’ai désiré la gloire. Ô haines vengeresses ! ”
Oscar Wilde,
Derniers essais de littérature et d’esthétique
“ Ainsi se fait-il, quand une face divinement belle se dévoile devant vos yeux nous montrant une femme d'une indicible beauté: Et le sang court plus vite, et l'esprit bondit, et le désir d'adorer fait fléchir les genoux dociles, et le souffle s'arrête de lui-même. ”
Eugène Marsan,
Passantes
(1923)
“ Où les actions, une à une sans conséquence, la dernière suscite, à la place de la petite fille trop hardie, une femme, si belle, si parée, si enivrée, qu'à peine elle a conscience et sentiment d'elle-même. ”
Lucien Fabre,
Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein
“ Une femme encore belle, à cet instant si touchant et si douloureux d’une maturité adorable, quittant un matin, sur les ailes du bon génie, sa fille jeune épousée, retournerait vieillie de dix-huit minutes, toujours désirable et retrouverait des petits-enfants en cheveux blancs. ”
Victor de Laprade,
Les Symphonies
“ Dans un corps admiré cacher un cœur de flammes, Comme un brasier trop plein sous l’or de l’encensoir, C’est un don périlleux... tu peux le recevoir ! Tu seras belle et pure entre toutes les femmes. ”
Notice sur la vie et la mort d'une jeune chrétienne… (1866)
“ Ce style plein de convenance exprime les choses d'une manière simple mais noble. Tout est naturel, tout est à sa place dans la charpente de ces phrases qui tombent toutes chaudes d'émotion à travers les fissures du cœur le plus tendre. Si nous disons honneur à cette jeune héroïne de douze ans, qui, pour son coup d'essai, a fait, pour ainsi dire, la conquête de la sainteté, saluons, en passant, celle qui fut digne. d'être la mère de Caroline ! ”
Fanny Villars, Marie et Marguerite, histoire du XIIIe siècle… (1861)
“ Le visage de la pauvre femme exprima l'émotion, l'attendrissement; bientôt ses larmes se firent jour, et inondèrent ses joues. Un mouvement vif, plus fort que sa volonté, la fit se précipiter aux genoux de Marie, et saisir sa main qu'elle pressa contre ses lèvres malgré la résistance de la jeune fille étonnée. ”
Jacques-Antoine-René Perrin, Les Égarements de Julie (1756)
“ Mon cœur se décida pour elle : que de charmes ne trouve-t-on pas dans une belle peau, des couleurs vives, une bouche coupée par les grâces, de belles dents, un menton gracieux, un nez proportionné, des sourcils dessinés et un honnête embonpoint ! ”
“ Notre cœur est semblable en notre sein de femme, Très chère ! Notre corps est pareillement fait. Un même destin lourd a pesé sur notre âme, Nous nous aimons et nous sommes l’hymne parfait. Je traduis ton sourire et l’ombre sur ta face. ”
“ Sois bonne et constante, et, chère Rose, tu auras en retour tout ce qu'une femme peut désirer de bonheur. Crois-moi, tu peux être un moment éblouie par l'éclat, étourdie par le bruit; mais ce qui te charme peut-être aujourd'hui te laisserait plus tard tristement regretter la félicité qui s'offre à toi. ”
Charles de Mazade,
Revue des Deux Mondes
“ Cette jeune fille dont le cœur n’a point parlé encore et qui à travers ses perplexités d’esprit se sent tourmentée d’un secret désir de plaire, d’une surabondance de vie inoccupée, cette jeune fille écrit de petits traités sur l’amour et sur la liberté. ”
“ De vos regards d’azur, de vos hanches profondes, À celle qui posa ses pieds nus sur les ondes, Et je célèbre en vous l’implacable beauté. Vous êtes despotique, invincible, éternelle, Et vos caprices ont l’autorité du vent. Jamais nul ne dira trop haut ni trop souvent : Elle est belle ! — Car vous êtes belle, très belle. ”
R. Henry, Histoire d'une âme victime : Caroline Clément… (1917)
“ Vous n'êtes pas encore assez cire, Caroline, vous êtes encore trop pierre. Il y a en vous trop de crainte, trop de retenue. Abandonnez-vous davantage à tous les caprices, à toutes les exigences du Bien-Aimé. Quand il vous transporte au Calvaire, tant mieux ; quand au Thabor, encore tant mieux ! Alors au lieu de vous arrêter à regarder votre bassesse, regardez ses amabilités, cela attisera toujours davantage en vous le feu de l'amour. ”
Sophie Gay,
Léonie de Montbreuse
(1813)
“ À côté de ce brillant cercle, composé de quelques jolies femmes et de tant d’hommes d’esprit, on voyait ordinairement une jeune personne, d’un visage charmant, qui paraissait uniquement occupée du soin de nuancer avec goût les fleurs qu’elle brodait, et n’en détournait les yeux que pour chercher l’auteur du mot ingénieux qui venait d’être dit. ”
Renée Vivien,
Dans un coin de violettes
“ Toi dont la chevelure en plis d’or illumine, Tu m’as fait partager ton essence divine... Et tu m’as emportée au fond même du ciel, Ô toi que l’on adore, ô l’Être Essentiel ! Tes yeux ont le regard que n’ont point d’autres femmes... ”
Paul Alexis,
Émile Zola. Notes d’un ami
“ Hélas ! ils n’iront point parer de tendres cœurs ; Ils n’iront point, cachés sous la fine dentelle, Effleurer le beau sein de quelque demoiselle, Brûler sa blanche gorge et palpiter, pressés Sous les bonds de son cœur, comme sous des baisers. ”
André Baillon, Histoire d’une Marie
“ Votre femme avec celui-là, votre femme dont vous savez ce qu’elle va faire, dont vous savez comment elle va le faire, ces rues qu’elle traverse, ce vestibule qu’elle franchit, ce store qui s’abat : « Mon petit, mêle-toi de tes affaires. » ”
Pedro Calderón de la Barca,
Oeuvres dramatiques de Caldéron…
(1871-1873)
“ Qu'est-ce donc que j'attends encore? Si avec un élan qui hésite, je m'encourage en tremblant, mon ardeur aussitôt se glace. L'humilité de ce vêtement ajoute encore à sa beauté. Ah 1 c'est que la beauté dans une femme, c'est la pudeur. Cette beauté merveilleuse, objet de mon premier amour, produit en moi un étrange effet. En même temps que la beauté excite le désir, la pudeur impose le respect. Julia! ah! Julia! JULIA. — Qui m'appelle par mon nom? Mais, ô ciel, que vois-je? Es-tu l'ombre du désir? es-tu l'ombre de la pensée ? EUSEBIO. — Es-tu donc si étonnée de me voir? ”
