Hector Malot

Hector Malot

Résumé

Portrait de Hector Malot Hector Malot L'auberge du monde. Volume 2 (1875-1876)

Tu n'as donc pas confiance dans le médecin ?
– Bon pour soigner, le médecin ; comme moi bon pour veiller et pour panser. Mais pour guérir, c'est le bon Dieu qui est bon, très-bon, le meilleur.
En entendant cette explosion de foi naïve, le colonel se mit à sourire.
Alors Horace, qui l'observait, battit des mains :
– Plus de colère, dit-il en riant, plus de tourments ; le mauvais juge est oublié. Vous avez souri. Je savais bien que la messe serait souveraine, et je suis bien heureux d'avoir donné à madame la comtesse Belmonte ce qu'elle m'avait demandé.
Source : Gallica

Portrait de Hector Malot Hector Malot L'auberge du monde. Volume 2 (1875-1876)

Je suis monté dans sa loge quand la marquise a été partie, et, tout simplement, tout naïvement, en ami, – car j'ai, vous le savez, la plus vive amitié pour ce cher marquis, – je lui ai mis cette lettre sous les yeux.
– Et le marquis ?
– Eh bien ! il y a vraiment des grâces d'état. On m'eût remis cette lettre, j'aurais aussitôt couru chez le colonel, j'aurais enfoncé les portes et j'aurais tué ma femme et son amant. Mais je ne suis qu'un barbare. Le marquis, qui est un homme civilisé, très-civilisé, a pris les choses autrement.
Source : Gallica

Portrait de Hector Malot Hector Malot L'auberge du monde. Volume 2 (1875-1876)

Celle que le colonel Chamberlain épouserait ne serait point Ida Lazarus, ce serait Carmelita Belmonte.
Car il n'était pas douteux pour lui qu'en se séparant de la marquise de Lucillière, le colonel fût prêt à accepter un mariage tel quel et à se donner à la femme qui saurait le prendre. Il sortirait de cette liaison brisé, anéanti, découragé, sans force et sans ressorts, détaché de la passion et de la vie. Que ne pourrait-on faire de lui en l'entourant habilement, avec des précautions qui se feraient sentir, sans se
laisser voir ?
Source : Gallica

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