Hector Malot,
Micheline
(1884)
“ Madame Germaine, vous voulez me prendre le cœur de ma fille. Germaine leva la main d'un mouvement instinctif, mais elle eut la force de refouler les mots qui lui étaient montés aux lèvres. — Vous voulez, continua la princesse, qu'elle vous remplace l'enfant que vous avez perdue; à vivre près d'elle, à la voir, à l'entendre, vous vous êtes laissé gagner par la tendresse, et il n'est que trop facile de s'apercevoir que vous voudriez qu'elle vous aimât comme elle m'aime, moi sa mère. Eh bien, il faut dire les choses telles qu'elles sont, vous n'êtes point ici pour cela ”
