Résumé

Jean Martinov De la langue russe dans le culte catholique

Trois choses concourent puissamment à former une nationalité : la communauté de la langue, celle de la foi et enfin celle de la civilisation. C’est ce qui eut lieu dans les provinces de l’Ouest, et d’autant plus facilement qu’il n’y avait aucune disparité de race entre les peuples indigènes, sans excepter les Lithuaniens, que certains ethnographes considèrent même comme une branche aînée des Slaves. Nous voyons s’établir entre ce peuple d’une part, les Russes et les Polonais de l’autre, une certaine communauté de langue, de religion et de mœurs.
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Jean Martinov De la langue russe dans le culte catholique

Nous avons vu avec quelle unanimité les auteurs des quatre mémoires faisaient valoir le même argument pour dissuader l’introduction de la langue russe dans le culte, d’accord en cela avec tous les écrivains du parti slavophile de Moscou, et avec M. Aksakov, à leur tête [2] . Ceux-ci s’en font un fantôme épouvantable, ceux-là, au contraire, le prennent pour un gracieux mirage. Les uns et les autres sont à côté de la réalité.
Ah ! s’il était libre aux Russes d’embrasser la religion catholique pour obéir à la voie de la conscience ; si la liberté religieuse cessait d’être un mot vide de sens
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Jean Martinov De la langue russe dans le culte catholique

Si le polonisme est la source de tous les maux pour la nation catholique, le remède n’est pas difficile à trouver. On n’a qu’à proclamer la liberté religieuse, mais franche et complète. C’est à notre avis, la meilleure solution du problème que la Russie, depuis un siècle, essaie en vain de résoudre. Par ce moyen, elle aurait un clergé vraiment national et sincèrement dévoué à l’État et à l’Église, et le fantôme du polonisme se dissiperait pour ne plus reparaître.
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