Nikolaï Kostomarov,
Deux nationalités russes
(1861)
“ La femme, dans les chansons grandes-russiennes, s’élève rarement à un idéal humain ; rarement sa beauté l’emporte sur la matière ; rarement un sentiment amoureux peut apprécier quoi que ce soit hors de la forme corporelle, rarement on y trouve la valeur et le mérite de l’âme féminine. La femme petite-russienne dans la poésie de notre peuple a l’âme si belle que, même dans sa chute, elle laisse voir poétiquement sa nature pure et elle a honte de sa décadence. Dans les chansons joviales, bouffonnes, les deux natures opposées de l’un et de l’autre peuple se détachent vivement. ”
