Nikolaï Kostomarov

Nikolaï Kostomarov

Résumé

Portrait de Nikolaï Kostomarov Nikolaï Kostomarov Deux nationalités russes (1861)

La femme, dans les chansons grandes-russiennes, s’élève rarement à un idéal humain ; rarement sa beauté l’emporte sur la matière ; rarement un sentiment amoureux peut apprécier quoi que ce soit hors de la forme corporelle, rarement on y trouve la valeur et le mérite de l’âme féminine. La femme petite-russienne dans la poésie de notre peuple a l’âme si belle que, même dans sa chute, elle laisse voir poétiquement sa nature pure et elle a honte de sa décadence. Dans les chansons joviales, bouffonnes, les deux natures opposées de l’un et de l’autre peuple se détachent vivement.
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Portrait de Nikolaï Kostomarov Nikolaï Kostomarov Deux nationalités russes (1861)

Dans la Grande-Russie, il y beaucoup de jardins et de vergers, mais ce sont des jardins potagers ou fruitiers, cultivés dans un but de commerce, on n’y voit presque jamais d’arbres forestiers, qui sont inutiles au point de vue matériel. On rencontre rarement un Grand-Russien qui comprenne le charme d’un paysage, se livre à la méditation en observant la voûte azurée, se plonge dans l’admiration d’un lac éclairé par les rayons du soleil ou reflétant les blancheurs de la lune, qui se rende compte du bleu des forêts lointaines ou qui se ravisse au chant des oiseaux du printemps.
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Portrait de Nikolaï Kostomarov Nikolaï Kostomarov Deux nationalités russes (1861)

La littérature est l’âme de la vie publique, la conscience de la nationalité. Sans littérature, la nationalité n’est plus qu’un phénomène passif. Plus la littérature d’un peuple est riche et étendue, plus aussi sa nationalité est solide, et c’est une garantie qu’il défendra obstinément sa nationalité contre les éléments hostiles de la vie historique, et plus l’essence même de sa nationalité s’exprime énergiquement et clairement.
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