Résumé

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Histoire Naturelle. — La Géographie des Animaux

L’aire d’un animal est d’autant plus étendue sur le globe, que son alimentation est moins exclusive, son organisation plus flexible et plus propre à se modifier selon les climats, ses habitudes moins particulières et moins étroitement liées à telle nature de terrain, à telle disposition des lieux. De ces animaux dont l’organisation est souple et l’alimentation presque omnivore, il est difficile de déterminer la véritable patrie ; le cosmopolitisme est tellement dans leur nature, qu’on ne saurait dire quelle est la contrée la plus propre à leur développement.
Source : Wikisource

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Histoire Naturelle. — La Géographie des Animaux

Ce qui achève de rapprocher les lois de la distribution de la vie dans les eaux et sur les terres, c’est que la profondeur des mers, de même que la hauteur des montagnes, reproduit en quelque sorte l’échelle des latitudes. Une montagne offre à ses différentes stations des fleurs analogues à celles qui se présentent successivement aux regards si l’on voyage de l’équateur aux pôles ; de même, plus on s’enfonce dans l’Océan, plus on trouve une faune semblable à celle des mers polaires.
Source : Wikisource

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Histoire Naturelle. — La Géographie des Animaux

Si les conditions nécessaires à l’existence d’une espèce, à la perpétuation d’un type, disparaissent peu à peu de la surface du globe, le domaine de cette espèce se circonscrit de plus en plus, et elle arrive bientôt à ne plus occuper qu’un point restreint sur le globe. Il s’ensuit que les types que nous ne rencontrons aujourd’hui que dans des régions particulières, au lieu de nous apparaître comme des créations toutes locales, doivent être pris pour les restes d’une faune en voie de disparition.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature