Résumé

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Les fées du moyen âge : recherches sur leur origine… (1843)

Les bois, les pierres, les fontaines ne s'étaient point complètement dépouillés, aux yeux des paysans, de leur caractère auguste et sacré. Nul doute que le culte des nymphes, des campestres, des déesses-mères, qui s'était, comme nous l'avons vu, identifié à ce fétichisme plus ancien, pour l'ennoblir et l'épurer, ne continuât à se mêler à ces souvenirs vivants du druidisme, nul doute que les croyances dont ces divinités formaient l'élément premier, ne laissassent encore dans les esprits des racines innombrables.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Les fées du moyen âge : recherches sur leur origine… (1843)

Dans les dogmes chrétiens, rien ne dut exciter davantage la jalousie des femmes gauloises chez lesquelles les hommes reconnaissaient comme un caractère divin, que ce culte rendu à une femme étrangère, inconnue, mère d'un dieu, vierge comme les prêtresses de l'île de Seyn, mais supérieure à elles toutes. Une sorte d'opposition s'établit naturellement entre la Vierge et les fées, comme entre Dieu et le démon; et par une espèce d'expiation, l'usage substitua le nom de la Vierge à celui des divinités déchues.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Les fées du moyen âge : recherches sur leur origine… (1843)

On comprend donc que dans la Germanie, la Gaule et l'Helvétie, la religion ne se manifestât pas avec le gracieux cortège dont elle s'entourait dans la Grèce. Un site monotone et austère n'évoquait dans les âmes des Celtes hardis et farouches, que des croyances terribles, que des conceptions religieuses simples et séyères comme la nature qui les environnait.
Des divinités impitoyables régissaient à leurs yeux l'univers, et faisaient pleuvoir sur les mortels les désastres et les maladies.
Source : Gallica

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