Résumé

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Notice sur la vie et les ouvrages de M. de Villiers Du Terrage (1857)

Les hasards et les nouveautés d'une guerre entreprise dans des conditions si différentes de celles que la France soutenait depuis six années, souriaient à sa jeune imagination : l'Égypte était un champ entièrement neuf, où les ingénieurs trouveraient à chaque pas des sujets d'études et des sources d'observations, où les ruines ne rappelaient que d'antiques traditions et de curieux récits, tandis qu'à celles de la France s'attachaient, pour lui, tant de douloureux souvenirs. Le jeune de Villiers fut agréé.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Notice sur la vie et les ouvrages de M. de Villiers Du Terrage (1857)

Le jeune Édouard avait même été, préalablement, reçu à l'École des ponts et chaussées, dont l'institution, d'une date plus ancienne, en demeurait encore indépendante. L'École polytechnique était presque la seule voie ouverte alors aux jeunes gens laborieux et bien doués intellectuellement, dont la guerre n'avait pas été la seule éducation : tous ceux qui avaient vu leur position de famille brisée, leur fortune atteinte par la Révolution, trouvaient, dans un concours ouvert au seul mérite, le moyen de reconquérir ce que l'abolition de l'ancien régime leur avait enlevé.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Notice sur la vie et les ouvrages de M. de Villiers Du Terrage (1857)

C'est en Égypte même, à la veille de la sanglanfe révolte du Caire, que M. de Villiers subit ses examens de sortie de l'École polytechnique. Les plus illustres professeurs de cette école appartenaient en effet à l'expédition : Monge et Berthollet continuaient en quelque sorte, aux bords du Nil, l'enseignement qu'ils avaient fondé à Paris. M. de Villiers fut nommé ingénieur des ponts et chaussées le 3 novembre 4 798, et immédiatement employé à l'armée de Syrie, comme officier du génie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature