“ La chair frémissait. Elle frotta vigoureusement jusqu’à ce que le sang affluât à la peau. — Ça va-t-il mieux ? Lucie, levant ses paupières qu’elle tenait à moitié baissées, prononça : — Oh ! oui, j’étouffe maintenant. Elles se regardèrent, silencieuses. Sous les pas des baigneurs, le galet criait, les planches résonnaient. On cogna deux fois à la porte de la cabine : « Est-ce bientôt libre, ici ? » Elles se taisaient. Leur solitude s’accroissait de tout le tumulte avoisinant. Par la lucarne, un rayon de soleil s’introduisit où grouillaient des atomes de poussière... ”
Citations sur “Nicolas Leblanc”
Maurice Leblanc,
Le Cercle rouge
“ Strong s’élança comme un fou vers la boîte de cuir. Il l’ouvrit, vit les diamants, et une telle joie le suffoqua, qu’il faillit s’évanouir et qu’on dut le soutenir. — Quelle leçon ! Quelle leçon ! murmura-t-il avec l’accent d’une résolution farouche. Ah ! on ne m’y reprendra plus à faire le jeune homme... — Le voleur a dû jeter cela en se croyant sûr d’être pris, dit Lamar, pensif. Cela indique bien peu de courage de sa part. Sa complice, qui opérait au bal, était infiniment plus déterminée. Un cri de Florence l’interrompit. — Mary ! Mary ! qu’avez-vous ? ”
Maurice Leblanc,
Le Scandale du gazon bleu (1935…
“ Enfiévré, d’une étreinte puissante, il l’avait attirée contre lui. Son souffle brûlant courait sur les belles épaules frémissantes, se rapprochait. La bouche entr’ouverte, Dominique, épouvantée, fascinée, pantelante, se sentait vibrer au contact de cet homme, à ses paroles qui la remuaient jusqu’au plus profond de son être. Elle n’avait pas la force de lui résister comme elle l’eût fait avec un inconnu. Celui-là l’avait possédée déjà, sa chair docile ne se révoltait pas contre lui... elle se tendait vers lui, vers l’ivresse qu’elle avait déjà connue dans ses bras. ”
