Maurice Leblanc

Maurice Leblanc

Résumé

Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc Les Trois Yeux

Et vous l’avalerez parce que la gloire de l’oncle Dorgeroux doit planer au-dessus de ces mesquineries. Je sais bien, parbleu, un mot de vous, et je suis coffré. Et après ? Qu’est-ce que deviendra la grande invention ? Dans le lac, n’est-ce pas, puisque je suis seul à posséder tous les secrets et toutes les formules. Le seul, vous entendez ! L’ami Velmot, l’homme au lorgnon, n’est qu’un comparse, un instrument. Bérangère aussi... Alors, Théodore Massignac à l’ombre, finies les mirobolantes visions signées Dorgeroux. Plus de gloire, plus d’immortalité, C’est-il ça que vous voulez ?
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Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc Les Trois Yeux

Et voici que le ballon monta.
La foule leva les bras et une immense clameur emplit l’espace.
Un instant, l’écran nous montra les deux frères, seuls et agrandis. Le buste hors de la nacelle, enlacés, deux de leurs mains jointes, ils semblaient prier d’un air d’extase et de joie grave.
Lentement, l’ascension continua. Et il se passa ceci de tout à fait inexplicable que ce ballon, qui s’élevait au-dessus de la petite ville et des collines environnantes, ne nous apparut pas, à mon oncle et à moi, comme un objet que l’on voit de plus en plus par le dessous.
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Portrait de Maurice Leblanc Maurice Leblanc Les Trois Yeux

Je ne songeai pas à protester, sachant que Noël Dorgeroux se trouvait ta veille dans l’Enclos, devant l’écran.
— En effet, mon oncle, j’aime Bérangère, mais, elle, ne m’aime pas.
— Elle t’aime, Victorien.
Je montrai quelque impatience.
— Mon oncle, je vous demanderai de ne pas insister. Bérangère n’est qu’une enfant, qui ne sait pas trop ce qu’elle veut, incapable d’un sentiment sérieux, et à laquelle je ne veux plus songer. De ma part, c’est un simple caprice, dont je ne tarderai pas à me guérir.
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