Arthur Conan Doyle,
L’Île hantée
“ Dieu juste ! Everard King lâchait sur moi le chat du Brésil. À la lueur de la lanterne, je voyais les barreaux passer lentement devant moi. Déjà il y avait à l’autre bout une large ouverture. Avec un cri aigu, j’empoignai le barreau le plus proche, je tirai avec l’énergie d’un fou. Fou, je l’étais, d’horreur, de fureur, d’épouvante. Une minute ou même davantage, j’immobilisai le barreau. Mais je sentais que King pesait de tout son pouvoir sur la manivelle : la puissance du levier viendrait fatalement à bout de moi. Je cédais pouce à pouce, mes pieds glissant sur les dalles. ”
