Résumé

Portrait de Eginhard Eginhard Vie de Charlemagne

C’est là que la mort le surprendra le 14 mars 840.
Notre biographe a donc connu et approché Charlemagne — non pas certes le Charlemagne de la période héroïque, celui de la guerre d’Italie, de la guerre d’Espagne et des plus rudes campagnes de Saxe, mais le Charlemagne des années de gloire, qui, en 800 — assez peu de temps après l’arrivée au palais du jeune écolier de Fulda — alla recevoir à Rome la consécration solennelle de ses longs et fructueux efforts. Jusqu’en 814, il a vécu à la cour, a assisté aux cérémonies présidées par le souverain, a eu l’occasion de l’observer de près.
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Portrait de Eginhard Eginhard Vie de Charlemagne

L’exposé qui suit de la vie et des actes du très glorieux empereur Charles est l’œuvre d’Éginhard — un des palatins de ce temps les plus dignes d’éloges non seulement pour sa science, mais aussi pour son caractère sans tache — lequel, en homme qui a participé à presque tout ce qu’il raconte, y a apporté le témoignage de la plus pure vérité.
Né en effet en « France » orientale, dans le comté qu’on nomme Maingau [2] , il reçut, comme enfant, au monastère de Fulda, dans l’école de saint Boniface le martyr [3] , les premiers éléments de sa nourriture spirituelle.
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Mais par lui aussi, malheureusement, Éginhard a été souvent entraîné trop loin : à force de vouloir en tout et toujours donner la réplique au biographe des Césars, il n’a pas craint d’exagérer bien des traits qu’il avait pu en effet relever chez l’empereur franc ; c’est à l’incitation de Suétone qu’il a, dans plus d’un cas, faussé les proportions, déformé la vérité et tracé de Charlemagne une image qu’il y aurait quelque imprudence à accepter autrement que sous bénéfice d’inventaire.
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