Résumé

J.-J.-L.-G. Monnin Lettres d'un prolétaire à MM. les électeurs de 1817… (1817)

Croyez, Messieurs, que, si elles étaient parvenues à vous influencer au point d'oser vous faire une telle proposition, elles seraient alors assurées de leur succès.
Concilier les partis, c'est-à-dire, leur envoyer des auxiliaires, et mettre toujours en problême et la sagesse de la Charte, et le voeu de la nation ! Concilier les partis, c'est-à-dire, choisir des députés dans l'un et dans l'autre ! Eh, quand on veut concilier des ennemis, leur ouvre-t-on l'arêne, leur met-on les armes à la main ! Concilier les partis, c'est une proposition de factieux
Source : Gallica

J.-J.-L.-G. Monnin Lettres d'un prolétaire à MM. les électeurs de 1817… (1817)

C'est elle qui a perpétué les orages de la révolution ; c'est elle qui a fait peser sur la France le pouvoir de Bonaparte; c'est elle qui vous a fait croire indignes de la liberté; parce que jamais la nation n'a été représentée. Les partis seuls assistaient aux élections que fuyait la modération pusillanime. Sans doute la modération est une vertu, mais c'est lorsque courageuse, elle étouffe les passions sous le poids de son inébranlable immobilité ; cette fière et noble modération ne consiste pas à s'éloigner du tumulte , mais à ne pas s'en laisser agiter.
Source : Gallica

J.-J.-L.-G. Monnin Lettres d'un prolétaire à MM. les électeurs de 1817… (1817)

Le fabricant, dit-on, tient plus à la patrie que le possesseur de terres, parce qu'en cas d'invasion, l'ennemi détruira la propriété de celui-là, tandis qu'il ne pourra ravir le domaine de celui-ci. Mais, si l'on fait toujours la guerre en brigands, on ne la fait plus en barbares; on pille, et l'on ne détruit pas. Il est, d'ailleurs, un sentiment plus puissant que l'intérêt sur le coeur de l'homme, un sentiment que le despotisme a pu éteindre un moment, mais n'a pu détruire; c'est l'amour de la patrie et des lois.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature