Théophile de Gohin

Résumé

Théophile de Gohin Les Droits de la France nouvelle… (1824)

Vous avez , Sire, accoutumé la nation à penser qu'il n'y avait rien de juste, qu'elle ne pût attendre de votre sollicitude. Quelles que soient des intentions que son respect ne veut point pénétrer, qu'elle se ferait un crime de devancer, elle ne cessera point d'espérer tant que vous occuperez un trône dont vous faites la gloire. Connaissez , Sire, un peuple qui vous idolâtre ; connaissez surtout une jeunesse qui vous est toute dévouée; elle veut la liberté, elle la veut d'une volonté forte
Source : Gallica

Théophile de Gohin Les Droits de la France nouvelle… (1824)

Connaissent-ils la France, ces hommes qui croient voir, dans le succès éphémère de quelques essais de corruption et de fourberie, la preuve irréfragable de son ineptie, de sa faiblesse et de son inaptitude à la liberté? Connaissent-ils la France, enfin, ces hommes qui pensent la gouverner avec les maximes infâmes des Williams Pitt et des Walpole, qui, comme eux , se flattent d'avoir bientôt le tarif des consciences parlementaires, et dont l'étrange présomption va jusqu'à prétendre courber les vainqueurs de l'Europe sous le joug flétrissant de leurs jongleries politiques ?
Source : Gallica

Théophile de Gohin Les Droits de la France nouvelle… (1824)

Si les fruits qu'il peut cueillir dans cette carrière ne se montrent à lui qu'à travers les nuages d'un avenir éloigné et plein d'incertitude, s'il lui faut mériter , par vingt ans de travaux épineux, une gloire douteuse, qu'une intrigue, une calomnie, ou une mort prématurée, peuvent lui ravir, il sentira son courage vaincu tomber faute d'appui, et, s'élançant dans les bras de la volupté, il sera perdu pour la gloire, pour la vertu, pour la patrie.
Source : Gallica

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