Alfred Assollant,
La mort de Roland
(1881)
“ Je l'ai vu. — Seigneur roi, répondit Ganelon, rien ne peut échapper à votre perspicacité. Roland me maltraite et m'humilie en toute occasion. C'est le mortel le plus féroce et le plus orgueilleux que je connaisse. — Bien, continua Marsile. Je l'avais deviné. Tu le hais, parce qu'il t'insulte, et moi je le hais parce que je le crains et parce qu'il a tué mon fils Ferragus, l'espoir de ma vieillesse. Unissons nos haines, et tâchons de tuer Roland. — Seigneur roi, dit le Mayençais troublé, c'est une trahison que tu me proposes? Toute l'armée de Charlemagne se fera tuer pour le défendre. ”
