Molière,
La coupe du Val de Grâce : réponse au poème de Molière "La gloire du Val de Grâce"
(1880)
“ Les traits de ton pinceau surpassent nos escrits Et les discours pompeux des plus brillants esprits. Quand tu peins dans les yeux une ardeur héroïque, C'est faire d'un grand homme un beau panégyrique. Applique tout, Mignard, en ce hardi projet : Ton art n'aura jamais un plus auguste objet. Fais plus, illustre ami, que je ne t'en puis dire, Traçant naïvement ce qu'on ne peut descrire. Ton pinceau, travaillant pour ce grand demi-dieu, Au temple des Beaux-Arts tiendra le premier liéu. Plus content que jaloux des brillants de sa gloire, Je veux de mon vainqueur célébrer la victoire. ”
