Pierre Corneille,
Polyeucte (1643)
“ Le sang de Polyeucte a satisfait leurs rages. Je ne sais ni comment ni quand ils l’ont tué, Mais je sais qu’à sa mort tous ont contribué. Voilà quel est mon songe. STRATONICE. Voilà quel est mon songe.Il est vrai qu’il est triste ; Mais il faut que votre âme à ces frayeurs résiste : La vision, de soi, peut faire quelque horreur, Mais non pas vous donner une juste terreur. Pouvez-vous craindre un mort ? pouvez-vous craindre un père Qui chérit votre époux, que votre époux révère, Et dont le juste choix vous a donnée à lui Pour s’en faire en ces lieux un ferme et sûr appui ? ”
