Résumé

Gaston de Flotte Essai sur l'état de la littérature à Marseille depuis le 17e siècle jusqu'à nos jours… (1836)

Marseille répète encore ces hymnes funèbres.
M. Méry signe chaque jour, dans la Revue de Paris, dans les revues musicales, dans les journaux, des articles pétillants d'esprit et d'originalité, ornés d'une grande magie de style, et des pompes de l'imagination ; à côté de l'épigramme, du trait comique et de la pensée riante, la pensée grave , forte ou mélancolique ; c'est Horace mêlant aux roses les cyprès , au sourire les larmes ; c'est Voltaire et Chateaubriand; ces deux grands maîtres ont fait M. Méry; il a su par cœur d'abord le premier, et l'a désappris dans le second.
Source : Gallica

Gaston de Flotte Essai sur l'état de la littérature à Marseille depuis le 17e siècle jusqu'à nos jours… (1836)

Nous l'avouons, nous qui aimons les poètes, et qui les lisons beaucoup, nous n'avons vu nulle part une plus belle poésie.
Le plus grand éloge à donner à M. Autran, et qui était bien difficile à mériter, c'est son inviolable respect pour la langue. Son style est d'une étonnante pureté , phénomène à une époque de dévergondage de mots et de pensées, quand une littérature échevelée, pour employer la risible expression du siècle, s'attache à crisper les nerfs, et à parler le patois de l'Huronie. Honneur donc à notre poète ! Il a prouvé que correction et inspiration ne s'excluaient pas.
Source : Gallica

Gaston de Flotte Essai sur l'état de la littérature à Marseille depuis le 17e siècle jusqu'à nos jours… (1836)

Vous le savez, tout n'est pas bon pour le poète ; à l'un il faut la solitude du cabinet, à l'autre la solitude des bois, à celui-ci le bal et ses lumières éclatantes , et ses parfums de femmes et de fleurs, à celui-là la promenade par un beau soleil ou par un beau clair de lune, à cet autre l'atelier de l'artiste avec ses cris , son désordre, son tumulte. Rien n'est plus inutile à M. Méry; l'inspiration est toujours là; qu'il pleuve ou qu'il fasse soleil ; que son esprit soit préoccupé , ou léger de pensées sérieuses, n'importe ; la poésie coule toujours de son âme, sans effort et sans étude.
Source : Gallica

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