Résumé

Portrait de Verney Lovett Cameron Verney Lovett Cameron Notre future route de l'Inde : ouvrage traduit de l'anglais… (1883)

Nous franchîmes les collines par la route moderne, plus courte que la voie romaine. Passant à travers un semis de chênes rabougris qu'on décore du nom de forêt, nous gagnâmes par une pente raide les plaines qui s'étendent des montagnes à la mer. Un rapide galop nous conduisit à notre campement, sur le bord du Nahr-elKebir, à l'endroit où il sort du défilé, et sur lequel se trouve encore un pont romain. Nous étions là près d'un moulin à farine et d'un vaste édifice nommé Khan-el-Bek, construit sur l'escarpement de la rive pour la commodité des voyageurs et où les maçons travaillaient.
Source : Gallica

Portrait de Verney Lovett Cameron Verney Lovett Cameron Notre future route de l'Inde : ouvrage traduit de l'anglais… (1883)

Nous traversâmes une seconde fois la rivière près d'un vieux pont romain, le Djisr-Kama'a, détruit par la foudre depuis peu d'années. A propos de ce pont, le vieux zaptieh qui nous avait été donné pour guide nous dit : « Jadis il y avait des sultans qui se souciaient du peuple,
qui faisaient des ponts et des routes. Maintenant il n'y a plus de sultan, et celui qui porte ce nom n'aime pas le peuple. Il prend son argent et il ne fait ni ponts ni routes. Mais, quand les Anglais viendront, tout cela changera et nous aurons derechef des ponts et des routes. Inshallah ! »
Source : Gallica

Portrait de Verney Lovett Cameron Verney Lovett Cameron Notre future route de l'Inde : ouvrage traduit de l'anglais… (1883)

En Afrique, en Asie, en Amérique, à mesure que progressent les routes et les chemins de fer, la barbarie, la sauvagerie, le paganisme et tous les autres maux que dissimulent les coins perdus de notre univers, devront disparaître à la lumière de la civilisation. Il est des gens qui croient meilleur pour les nations pures encore des vices et des maux de la civilisation moderne, de garder leurs coutumes primitives, de peur qu'en courant après le mieux elles ne perdent le peu de bien qu'elles possèdent déjà.
Source : Gallica

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