Anonyme, Guy de Maupassant, Henry Monnier, Alfred de Musset, Alexis Piron, Louis Protat

Élements biographiques

Anonyme, Guy de Maupassant, Henry Monnier, Alfred de Musset, Alexis Piron, Louis Protat Les filles de Loth et autres poèmes érotiques

HENRIETTE Te baiser partout, comme je te baise... C’est ta bouche que je voulais baiser, tes yeux, ta gorge, tout, comme je le fais...
LOUISE Viens le faire encore ; dis, veux-tu ?
HENRIETTE Toujours... nous le ferons ensemble toujours...
LOUISE Suçons-nous...
HENRIETTE Je commence.
LOUISE Comme tu me suces bien !
HENRIETTE Pas mieux que toi... Va, va, mon chat ; plus vite, plus vite !... tue-moi !... tue-moi !... comme si tu étais mon petit homme !... ah ! ah ! maman ! ma...man ! ah... ah... ah !... je suis morte... tu m’as... tuée !... tuée !... ah !... que c’est bon !... mon Dieu !...
Source : Wikisource

Anonyme, Guy de Maupassant, Henry Monnier, Alfred de Musset, Alexis Piron, Louis Protat Les filles de Loth et autres poèmes érotiques

Loth, avec sa lanterne, admire sans savoir
À qui sont ces tétons dont la pointe frissonne,
Ces fesses de satin dont la blancheur rayonne.
Il se croit à Sodome et dans sa propre fille,
Ardent, il veut planter son bâton de famille,
Il cherche sous sa robe, Agar l’a prévenu,
Du ventre paternel elle saisit tout nu
Le bâton merveilleux qui féconde la femme,
Elle admire longtemps cet objet de sa flamme
Et puis continuant son œuvre chaste et pure,
Elle prend pour jouir la meilleure posture :
Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc
En inclinant la tête.
Source : Wikisource

Anonyme, Guy de Maupassant, Henry Monnier, Alfred de Musset, Alexis Piron, Louis Protat Les filles de Loth et autres poèmes érotiques

LE CON
As-tu donc fréquenté Sodome
Ou Rome ? bougre d’enculé !
Que tu parles de prendre un homme
Et, comme nous, d’être enfilé.
LE CUL
Eh ! quoi ! nuit et jour, sans mystère,
Tu donnes et prends du plaisir !
As-tu le droit de te distraire ?
Je veux celui de me gaudir.
LE CON
Rentre en toi-même, pauvre sire,
Vois la figure que tu fais :
La merde coule comme cire
De ton trou sordide et punais.
LE CUL
Tu mets sur le tapis la merde !
Soit : mais s’il est vrai que l’amour
De dégoût faiblisse ou se perde,
Crains de l’écœurer à ton tour.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature