Résumé

Les Mystères de la vie du monde ou les Moeurs d'aujourd'hui… (1844)

Pour réunir toute cette magie, il ne faut pas moins de deux cent mille francs; il n'est personne au monde qui puisse subvenir à cette dépense que M. Félix Chapuis ; on ne lui demandera que de commanditer cette fastueuse machine avec laquelle on se flatte d'étourdir, d'éblouir le public. La foule s'empressera au café sans pareil, et de toutes parts l'eau arrivera au moulin. Voilà ce que Clorinde doit exposer à M. Félix Chapuis; elle doit lui peindre sous les plus brillantes couleurs les résultats de la merveilleuse conception de M. Martinique
Source : Gallica

Les Mystères de la vie du monde ou les Moeurs d'aujourd'hui… (1844)

De minuit jusqu'au lever du soleil, les joueurs travaillent à se plumer réciproquement. Le juge, l'avocat, le médecin s'acharnent l'un contre l'autre; de revanche en revanche, ils se pâlissent toutes les nits, et le public en les voyant si blèmes, s'imagine qu'ils doivent à un travail trop opiniâtre le teint blafàrd dont les regards sont frappés. Les valets de ville ou la patrouille passent au moment où
ces messieurs disputent sur un coup et se chamaillent; ils entendent et ils frappent : le cafetier entr'ouvre sa porte.
— Vous avez du monde à heure indue, lui dit-on.
Source : Gallica

Les Mystères de la vie du monde ou les Moeurs d'aujourd'hui… (1844)

Etait-elle espiègle cette Babet ! Mais elle avait beau faire de méchaps tours à ce patient et amoureux M. Mongineau, il ne s'en fâchait pas. Pour lui plaire chaque jour il redoublait de jeunesse factice, c'est-à-dire d'extravagance et de ricticule; il folâtrait comme un jouvenceau ou plutôt comme une vieille
coquette qui prend des manière jeunettes pour captiver un adolescent que dégoûtent ses agaceries et ses grimaces.
Source : Gallica

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