Résumé

P. Christian Souvenir du maréchal Bugeaud, de l'Algérie et du Maroc… (1845)

Tout-à-coup la fusillade éclate; l'avant-garde est aux prises : — nous doublons le pas pour la soutenir.
Des traces de sang sillonnent les pierres, des zouaves blessés sont accroupis sur l'herbe. Une courageuse vivandière, sœur de charité militaire, les encourage et leur donne gratis un coup d'eau-de-vie. C'est un tableau d'une pieuse poésie, devant lequel on passe, sans oser s'arrêter.
Plus haut, à dix pas d'intervalle, gisent deux cadavres tout chauds, la face contre terre.
L'un d'eux est jeune, la mort n'a pas défiguré ses traits ; c'est un enfant tombé comme une fleur.
Source : Gallica

P. Christian Souvenir du maréchal Bugeaud, de l'Algérie et du Maroc… (1845)

Le sultan, cette fois, ne se possédait plus
d'épouvante.
Mais Schedli se relevant d'un bond, s'arma de la pioche, -et frappa un coup furieux.
La peau du crapaud vert et jaune éclata comme une piéce d'artillerie ; les morts s'enfuirent dans leurs sépulcres ; le sultan de Tlemcen aurait donné sa royauté, pour être délivré de ces sortilèges d'enfer.
Quelle fut sa surprise en voyant à la place du crapaud, un homme qui avait aussi les traits et la taille de Schedli. Il y avait, en sa présence, deux Schedli; mais celui-ci n'était
autre que Rachmin-ben-Yakoub, le joaillier.
Source : Gallica

P. Christian Souvenir du maréchal Bugeaud, de l'Algérie et du Maroc… (1845)

Je ne serais pas surpris d'apprendre qu'avec son organisation qui rallie tous les extrêmes, Paul Fabert, fût allé défendre les libertés du Caucase contre l'invasion russe.
En l'attendant, pour remplir son vœu, tant bien que mal, j'ai tracé le portrait du maréchal Bugeaud d'après ses impressions et un type que j'ai reconnu vrai. On peint les hommes de leur vivant, mais on ne les juge qu'après leur mort. L'histoire aujourd'hui pourrait se tromper; dans vingt ans, sera-t-elle impartiale? En tout cas, il ne lui appartient guère d'être jamais infaillible.
Source : Gallica

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