P. Christian, Souvenir du maréchal Bugeaud, de l'Algérie et du Maroc… (1845)
“ Tout-à-coup la fusillade éclate; l'avant-garde est aux prises : — nous doublons le pas pour la soutenir. Des traces de sang sillonnent les pierres, des zouaves blessés sont accroupis sur l'herbe. Une courageuse vivandière, sœur de charité militaire, les encourage et leur donne gratis un coup d'eau-de-vie. C'est un tableau d'une pieuse poésie, devant lequel on passe, sans oser s'arrêter. Plus haut, à dix pas d'intervalle, gisent deux cadavres tout chauds, la face contre terre. L'un d'eux est jeune, la mort n'a pas défiguré ses traits ; c'est un enfant tombé comme une fleur. ”
