Jean-Charles Chapellier

Résumé

Jean-Charles Chapellier Essai historique sur Baufremont… (1858-1860)

Mais si René de Chalant en éprouva quelque contrariété, il en fut bien dédommagé par les honneurs dont le comblait le duc de Savoie qui, appréciant sa bravoure, l'éleva à la dignité de maréchal de Savoie. Cette place était la première des charges militaires du duché : le maréchal de Savoie était lieutenant-général du prince en ses armées et maître de la gendarmerie, avec un pouvoir presque absolu sur les gens de guerre (1) . Le comte de Chalant la conserva toute sa vie, mais après sa mort, elle fut supprimée par le duc Emmanuel-Philibert, parce qu'elle donnait trop d'autorité.
Source : Gallica

Jean-Charles Chapellier Essai historique sur Baufremont… (1858-1860)

Il en est de même de la statue de saint Grat à l'église de Beaufremont.
Ce fut certainement René de Chalant qui fonda, dans cette église paroissiale, la chapelle du saint évêque d'Aost, particulièrement vénéré dans toute la vallée à laquelle cette ville donne son nom. Voulant sans doute retrouver quelque chose de la patrie de ses pères dans sa patrie adoptive, le noble comte y avait apporté les pieuses traditions de sa famille, et, entre autres, la dévotion à un saint que ses ancêtres
avaient coutume d'invoquer comme leur protecteur auprès de Dieu.
Source : Gallica

Jean-Charles Chapellier Essai historique sur Baufremont… (1858-1860)

Le comte de Tornielle, consterné d'un insuccès inévitable, qu'avaient prévu les habitants de la ville aussi bien que les chefs des troupes, mais conservant dans le malheur toute la dignité qu'inspire le vrai patriotisme, écrivait au duc de Lorraine : « L'on nous mène prisonniers à Metz : je suis désolé de n'avoir pas perdu la vie avant qu'Épinal fût assiégé. »
Source : Gallica

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