Résumé

Ménaut et Gratien d'Aguerre (1867)

Quant à la perte de son ancienne opulence, soit fierté permise au malheur, soit par l'effet d'une piété qui fut exemplaire dans tout le cours de sa vie, ce désastre ne sembla point compter au nombre de ses malheurs. Pendant de longues années, personne ne surprit de lui, à ce sujet, une seule plainte, un seul regret. Sa branche avait toujours habité Lestanne ou Murvaux, et, par un jeu de la fortune, ce descendant de Gratien d'Aguerre et de Bidos s'en revint, après la ruine de sa race, mourir pauvre et ignoré à Nancy, dans la ville que les siens avaient sauvée.
Source : Gallica

Ménaut et Gratien d'Aguerre (1867)

Il est malheureux pour Claude d'Aguerre d'avoir ainsi deux fois occupé de ses duels le roi de France et le duc de Lorraine, et de n'avoir laissé que ces souvenirs dans l'histoire, tandis que ses pères n'étaient connus de leurs souverains que par les services qu'ils leur avaient rendus. Cependant, s'il est triste de voir un maréchal de Lorraine périr sur un tel champ de bataille, il est juste, néanmoins, de faire la part des temps ; car nous voyons le comte de Salm, qui remplaça d'Aguerre comme maréchal de la Lorraine et du Barrois, tuer quelques années après, en duel, le chevalier des Salles.
Source : Gallica

Ménaut et Gratien d'Aguerre (1867)

Louise d'Aguerre, fille unique de Ménaut, avait épousé Claude Strousse, qui s'appelait aussi Saint-Beaussant, du nom de cette seigneurie.
Saint-Beaussant, trop éloigné de Ménaut fixé en Provence, s'était rattaché à la fortune de Gratien. Le fils de Jeannot de Bidos, qui était connu sous le nom de Jeannot de Pont-Saint-Vincent ou de Saint-Vincent, avait fait de même, et était allé se fixer à Rumigny. Ce fut là qu'il épousa Marie d'Aguerre, fille de Gratien ; ce mariage consolida ainsi l'union des deux familles, entre
lesquelles existaient déjà depuis si longtemps les liens les plus étroits.
Source : Gallica

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