Charles Baudelaire

Charles Baudelaire

Résumé

Portrait de Charles Baudelaire Charles Baudelaire Journaux intimes

La croyance au progrès est une doctrine de paresseux, une doctrine de Belges. C'est l'individu qui compte sur ses voisins pour faire sa besogne.
Il ne peut y avoir de progrès (vrai, c'est-à-dire moral) que dans l'individu et par l'individu lui-même.
Mais le monde est fait de gens qui ne peuvent penser qu'en commun, en bandes. Ainsi les Sociétés belges.
Il y a aussi des gens qui ne peuvent s'amuser qu'en troupe. Le vrai héros s'amuse tout seul.
Source : Gutenberg

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Il est impossible de parcourir une gazette quelconque, de n'importe quel jour ou quel mois ou quelle année, sans y trouver à chaque ligne les signes de la perversité humaine la plus épouvantable, en même temps que les vanteries les plus surprenantes de probité, de bonté, de charité, et les affirmations les plus effrontées relatives au progrès et à la civilisation.
Source : Gutenberg

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Si, quand un homme prend lhabitude de la paresse, de la rêverie, de la fainéantise, au point de renvoyer sans cesse au lendemain la chose importante, un autre homme le réveillait un matin à grands coups de fouet et le fouettait sans pitié jusquà ce que, ne pouvant travailler par plaisir, celui-ci travaillât par peur, cet homme, — le fouetteur, — ne serait-il pas vraiment son ami, son bienfaiteur? Dailleurs on peut affirmer que le plaisir viendrait après, à bien plus juste titre quon ne dit: lamour vient après le mariage.
Source : Gutenberg

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