René Benjamin,
La Farce de la Sorbonne
(1921)
“ Qu’ils s’aillent promener, c’est le bon sens. La rêverie près d’un parterre de fleurs au Luxembourg, par une tiède et lumineuse après-midi, voilà de quoi enrichir cent fois plus une jeune âme que tous ces cours publics, scientifiques et archi-nuls.On peut passer deux ans, trois ans, vingt ans à la Faculté des Lettres sans y vivre une heure d’émotion. En revanche, à l’âge de la confiance et de l’espoir, Aulard vous y persuade que toute recherche est vaine, Seignobos que le passé est indéchiffrable, Basch que le présent est fou, Puech et Martha qu’on peut remplir les heures avec rien. ”
