Résumé

Collectif Revue pédagogique, second semestre 1892

Une telle corporation, quand on en tient la tête, est un instrument, le plus sûr, le plus exact, sur lequel on peut toujours compter, et qui jamais n’opère à côté ou au delà de sa limite tracée. Rien de plus commode pour Napoléon, qui, dans l’ordre civil, veut être un pape, qui fonde son État, comme le pape son Église, sur la vieille tradition romaine, qui, pour gouverner d’en haut, s’allie à l’autorité ecclésiastique, qui, comme l’autorité catholique, a besoin d’exécutants disciplinés, de manœuvres enrégimentés, et ne peut les trouver que dans des corps organisés et spéciaux.
Source : Wikisource

Collectif Revue pédagogique, second semestre 1892

Pour un enseignement si réduit, les meilleurs maîtres seraient les Frères des écoles chrétiennes, et, contre l’avis de ses conseillers, Napoléon les soutient : « Si on les oblige, dit-il, à s’interdire par leur vœu toute autre connaissance que la lecture, l’écriture et les éléments du calcul, c’est pour les rendre plus propres à leur destination ». « En les comprenant dans l’Université, on les rattachera à l’ordre civil et l’on préviendra le danger de leur indépendance. » Désormais « ils n’ont plus pour chef un étranger ou un inconnu ».
Source : Wikisource

Collectif Revue pédagogique, second semestre 1892

« Je ne sais, dit Saint-Simon, où s’est prise l’origine du traitement si distingué que reçoivent en Sorbonne les princes et ceux qui en ont le rang pendant leur licence ; mais il est d’usage que, contrairement à la règle commune, le candidat garde ses gants aux mains et son bonnet sur la tête pendant toute l’action ; que ceux qui argumentent contre lui comme celui qui préside à la thèse le saluent de sérénissime prince ou d’altesse sérénissime, et que ce titre lui est donné dans ses lettres de doctorat. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature